Archives du mot-clé Rose Croix

En Héliopolis ou la fraternité retrouvée des invisibles

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Héliopolis est le nom d’une cité sainte bâtie dans le delta du Nil environ 4.500 ans av JC par la race fondatrice de l’Egypte ancienne: les Shem-sou Hor soit littéralement ceux qui suivent Horus. Ce peuple n’était constitué ni de guerriers, ni de prêtres, ni de rois, ils étaient orfèvres et forgerons, et les derniers survivants d’un continent englouti. Le Maitre et Adepte Fulcanelli s’est employé à faire revivre cette fraternité mythique au travers de différents portraits de ceux qui insufflèrent par leur art et leur témoignage dans la pierre l’antique message qui autrement se serait effacé de la mémoire des hommes. Il appela ces legs et dépôts des demeures philosophales et l’ensemble de celles-ci forment la cité invisible d’Héliopolis. Ceux qui reprirent le flambeau se revendiquaient sous la bannière des frères en Héliopolis ou encore Rose Croix et le nom de leur cité devint Christianapolis. Nul doute que l’Adepte les a connu tant il les cite à longueur d’ouvrage : « Invisibles parce qu’inconnus ». C’était le sort qu’il s’était réservé mais le grand homme de science qu’il était a laissé assez de traces par l’œuvre accomplie sur ce plan pour que nous puissions aussi dresser le portait émouvant d’un homme de cœur et d’esprit dont la culture n’avait d’égale que sa probité et sa modestie. Au delà de l’alchimie la filiation ininterrompue fut maintenue au travers de cet homme dont nous racontons l’histoire avec des éléments dévoilés pour la première fois.

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Fulcanelli et l’apanage adeptal : au nom du Roi

Précédemment nous avions évoqué comment le magistère Royal pouvait être entendu à la lettre et non au figuré. A cet effet – et ce sera notre dernière concession à la vulgate -, nous pouvons révéler à ce stade (à suivre dans notre ouvrage) les liens Ô combien étroits entretenu par l’Adepte avec les institutions royales. Il peut donc être délivré ceci – à mettre en rapport avec les nombreuses références qui parsèment son oeuvre, aux différents ordres de chevalerie et à la famille Royale – qu’en son sein, la qualité éminente de Chevalier de l’Ordre de Saint Louis était acquise. Cet ordre électif entre tous avait été crée par Louis XIV le 5 avril 1693 pour récompenser ses officiers les plus valeureux et y être distingué ne relevait pas comme aujourd’hui de la légion d’honneur !… L’Adepte en était particulièrement fier comme des autres cercles qu’il animait parfois de sa bienveillante présence (Voir Louis d’Estissac).

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Ordre royal et militaire de Saint-Louis

 

L’insigne était composée d’une croix de Malte blanche et or, portant des fleurs de lys aux angles. Au centre se trouvait un médaillon portant l’inscription « LUD(OVICUS) M(AGNUS) IN(STITUIT) 1693 » pour « Louis le Grand l’a institué en 1693 », entourant une représentation de Saint Louis. Selon certains, la couleur rouge du ruban de la Légion d’honneur serait un souvenir de l’ordre de Saint-Louis.

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En Heliopolis (1)

L’étrange aumônier général M. St Vincent de Paul

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Saint Vincent de Paul jeune, loin de l’imagerie populaire il faut imaginer le futur St Vincent Depaul dans toute sa force. Il dirigera la France aux côtés de Mazarin et siègera avec la Reine France. Mazarin le craignait comme la peste. Une autre face du Saint homme.

Du grand Œuvre dire peu, faire beaucoup et toujours se taire. Faire beaucoup, dans la philosophie des disciples d’Hermès, est une référence à l’utilisation des richesses transmutatoires à des fins bienfaisantes. Bien des alchimistes eurent souci d’aider les pauvres et les déshérités grâce à leur art. Saint-Vincent de Paul en est l’exemple le plus connu.
Revenons un peu sur cet homme, véritablement inspiré par l’amour du prochain. Vincent Depaul naît à Pouy dans les Landes, en 1581. En 1597, il étudie la théologie et est ordonné prêtre en 1600. Il est alors beaucoup plus occupé à penser à sa situation matérielle qu’à la sainteté. Il va à Rome, revient à Toulouse et devient précepteur, obtient d’une riche veuve quelques biens. Il vole ensuite un cheval, le revend, et s’embarque à Marseille pour rejoindre Narbonne par la mer. Il disparaît alors pendant deux ans.
Quand il revient en France, il explique que lors de ce périple maritime, le navire fut capture par les barbaresques. Il est emmené en captivité à Tunis. Dans cette ville, il fut vendu à un vieillard qui lui apprit I’archimie et l’alchimie. Après maintes péripéties, il revint en France en 1607. Retour à Paris, il continue une vie misérable de clerc désargenté. C’est en 1610 qu’il est nommé aumônier de Marguerite de Valois. Là commence son apostolat véritable au service des pauvres.
Il est inutile de détailler l’immense Œuvre de Vincent Depaul au service des déshérités. Quelques exemples et quelques chiffres suffisent: soins aux malades, aides aux mendiants, secours aux victimes des guerres et des famines, construction de treize maisons pour recevoir les enfants trouvés, organisation de collectes, etc. A Paris, chaque semaine, 6000 livres de viande, 3000 œufs, des monceaux d’ustensiles, de vêtements sont collectés chaque semaine. En 1652, les seules filles de la charité pour la paroisse St-Paul nourrissent 5000 pauvres par semaine !
S’il est sûr que les finances de l’état furent largement ouvertes au futur saint, l’histoire officielle ne parle évidemment pas de ses ressources alchimiques. Quelques historiens énoncent même comme hypothèse fort probable que la captivité en Tunisie est une invention du prélat pour masquer une période trouble de sa vie en France, vie picaresque et fort peu édifiante.
Pourtant, deux courriers écrits par Vincent de Paul, l’un du 24 juin 1607 et l’autre en janvier 1608, attestent des connaissances transmutatoires du prélat. Il est vrai qu’il ne faisait pas bon de parler du grand Œuvre et de sa réussite. Cet adepte célèbre et inconnu a appliqué cette maxime à la lettre, faire beaucoup, taire toujours. Toujours taire fut une nécessité des alchimistes.

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Le cardinal Mazarin, la régente Anne d’Autriche et St-Vincent Depaul au conseil de conscience.

Tout en confirmant le cardinal Mazarin dans son rôle de « principal ministre », elle décide de conserver pour les affaires ecclésiastiques une instance créée par Richelieu, qui fut appelée « le Conseil de conscience ». Elle s’en était réservé la présidence et y avait nommé comme membres : Mazarin, le chancelier Séguier, les évêques Potier et Cospéan, le grand pénitencier de Paris, Jacques Charton, et Monsieur Vincent qui joua un rôle déterminant dans la conduite des affaires du Royaume, on est bien loin de l’image d’Epinal !…

Folleville (Somme) - Eglise Saint-Jacques-le-Majeur-et-Saint-Jean-Baptiste - Saint Vincent de Paul prêchant aux galériens Copie du XIXe siècle du tableau (disparu) de Jean Restout (1732), d'après l'estampe de Bonnart et Antoine Hérisset (1737). Elle proviendrait elle aussi du collège lazariste de Montdidier. http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Jacques-le-Majeur-et-Saint-Jean-Baptiste_de_Folleville
Eglise Saint-Jacques-le-Majeur-et-Saint-Jean-Baptiste –
Saint Vincent de Paul prêchant aux galériens
Copie du XIXe siècle du tableau (disparu) de Jean Restout (1732), d’après l’estampe de Bonnart et Antoine Hérisset (1737).

Le troisième ouvrage est livré avec deux illustrations tirées à part de la dernière demeure philosophale dont le Maitre avait tu l’existence, celle où séjourna précisément Saint Vincent Depaul. En haut de cet article un aperçu de cette demeure égale en beauté au tombeau de Nantes.

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Une demeure philosophale restée secrète et révélée pour la première fois: à suivre dans le de Finis Gloriae Mundi

 

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René Descartes, cavalier Rose Croix

 

moredescarteskeplerRené Descartes 31 Mars 1596, Stockholm 11 février 1650
(Larvatus pro deo, Heureux qui a vécu caché)

Ce cahier est livré avec son double : le magistère adeptal de la Reine Christine de Suède + un poster  : voir les cahiers ici

Les fondements d’une science admirable

 

Discours de la méthode : vers la « mathesis universalis », ordre et mesure.

C’est par le discours de la méthode que Descartes a traversé les siècles, siècles de potaches, d’étudiants et khâgneux en tous genres !…

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Zacharias Werner et les Fils de la Vallée

L’initiation, les débuts (1792 -1797). La franc-maçonnerie en Prusse orientale

couv_zachariasLe 7 janvier 1792, il venait alors d’avoir vingt-trois ans, Werner se faisait admettre à la loge des Trois couronnes (zu den drei Kronen) de Königsberg. Aucun document ne nous permet de dire avec certitude quels furent les mobiles de cette décision. Nous en sommes donc réduits à de simples conjectures. Vierling et, après lui, Han­kamer pensent qu’il adhéra à la Franc-maçonnerie surtout par intérêt, par ambition, afin de se créer des relations utiles et de se concilier les bonnes grâces de personnages influents. Il n’est pas impossible que le souci de son avenir ait eu part à sa résolution. Il est cependant permis de croire qu’il n’en fut pas la seule ni, surtout, la principale raison. Si Werner ne fit pas toujours preuve d’un désin­téressement exemplaire, s’il sut même habilement tirer profit de ses amitiés, il fut pourtant le contraire d’un arriviste animé d’une volonté froidement calculatrice, et n’eut aucune ambition de carrière. D’ailleurs, comme il était déjà membre de la Freie Gesellschaft, société très fermée où il fréquentait la plupart des personnalités de la ville, c’est-à-dire tous les hommes qui, à des degrés divers, étaient en mesure de lui accorder, le cas échéant, une protection efficace ou de lui rendre un bon office, il eût pu, dés lors, se soustraire aisément à une obligation sans objet, car, à quelques exceptions près, les mêmes personnes se rencontraient à la loge et à la société savante.

(…)

La remarque n’est certes pas contestable, Werner était un faible ; mais encore faut-il la dépouiller de son intention polémique : en effet, la Franc-maçonnerie jouissait alors dans toute l’Allemagne et particulièrement dans l’aristocratie et la haute bourgeoisie d’un tel prestige que l’affiliation du jeune homme, fils d’un professeur à l’Université, membre d’une des familles les plus en vue de la ville, apparaît comme une chose trop naturelle pour qu’il faille en rechercher la cause dans un manque de caractère. Sans doute, la curiosité, l’espoir d’un profit, le conformisme sont à l’origine de nombreuses affiliations, mais d’autres mobiles moins futiles rendent également compte d’un certain nombre d’entre elles. Werner est tout simplement devenu Franc-maçon comme le sont devenus la plupart des bons esprits de son temps, et pour des raisons analogues : non par dessein de se pousser dans le monde ou par désir de suivre une mode, un usage de bon ton, mais pour des motifs plus désintéressés et plus personnels. Son goût pour le faste et la solennité des cérémo­nies enveloppées de mystère, pour des rites nimbés d’une atmosphère de sacralisé, son espoir, surtout, d’accéder à des révélai ions que la Franc-maçonnerie se targuait de pouvoir seule dispenser à ses grands initiés, exercèrent un singulier attrait sur son âme imaginative, ardente et foncièrement religieuse. Très tôt détaché du protestantisme rationaliste, Werner semble avoir recherché dans des ouvrages d’hermétisme la solution des problèmes que le dogme luthérien laissait sans réponse ou du moins sans réponse satisfaisante. Le passage suivant d’un curieux billet qu’il envoya à son ami Fenkohl le 21 avril 1789, trois ans avant son admission à la loge, ne laisse aucun doute sur ce point : « Pense au Christ lorsque ses plus fidèles le fuient, que personne ne le connaît et que tous le crucifient. Prie pour lui et pleure son destin et Jérusalem. Bientôt se manifestera le novénaire sacré, puis quelque temps encore, et nous nous reverrons soit parmi les corps rayonnants dans les campagnes sacrées d’Ailaht, soit dans l’émanation de la lumière éternelle. »

(…)

Au moment où Werner entra dans la Franc-maçonnerie, on ne comptait pas moins de cinq loges à Königsberg : celle des Trois couronnes, sous la dépendance de laquelle se trouvait celle de la Persévérance (Zur Beständigkeit), celle de Saint-André au flambeau d’or (Andreas zur goldenen Leuchte), celle de la Tête de mort (zum Totenkopf), et enfin celle du Phénix (Phoenix). Il ne semble d’ailleurs pas que cette diversité lui ait causé quelque embarras. En effet la loge de Saint-André au flambeau d’or, qui avait un caractère aristocratique très marqué, n’admettait guère que des nobles à ses travaux, et les trois loges à la Tête de mort, au Phénix et à la Persé­vérance, la première fondée en 1772, la seconde en 1775 et la troisième en 1790, paraissent avoir surtout recruté leurs membres dans la petite bourgeoisie commerçante et artisanale. Par contre, les Trois couronnes étaient la loge de l’aristocratie intellectuelle et de la haute bourgeoi­sie. Parmi ses membres les plus anciens et les plus actifs figu­raient de vieux amis du père de Werner : le conseiller à la guerre Johann-George Scheffner, Christoph-Ludwig Hoffmann, le père de l’écrivain, le conseiller Theodor-Gottlieb von Hippel qui en fui long­temps le maître en chaire, très au courant des problèmes de la Franc-maçonnerie sur laquelle il écrivit en 1793 un roman satirique resté célèbre, Croisades en zig-zag du chevalier A à Z (Kreuz-und Querzüge des Ritters A bis Z), enfin le conseiller à la guerre Johann Linck, qui avait épousé la cousine de Werner, Amalia-Dorothea Kupner.

C’est donc aux Trois couronnes que se fit recevoir le jeune homme. Cette loge était l’héritière de la loge aux Trois ancres (zu den drei Ankern), loge bleue qui fut fondée le 12 septembre 1746 et termina ses travaux le 7 décembre 1757. Peu de temps après, un gentilhomme russe ou courlandais, le baron von Schröders, ouvrit, pendant l’occupation de Königsberg au cours de la guerre de Sept ans, une loge de rite écossais, la loge de Saint-André au flambeau d’or qui rassembla les membres de l’ancienne loge aux Trois ancres. A son tour, elle créa le 10 juin 1760 la loge fille aux Trois couronnes, de rite johannite, ne pratiquant par conséquent que les trois grades symboliques, alors qu’elle se réserva le droit de décerner les hauts grades écossais.

450 pages – commander l’ouvrage (tirage limité à la demande)

trois_couronnes450 pages – commander l’ouvrage (tirage limité à la demande)

prix spécial pour cette réédition : 49 € au lieu de 59 €

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Le secret de René Descartes (2)

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Les 3 songes.                                                                                       

À cette période, René Descartes est en pleine quête de connaissance. Il vient de résoudre deux des trois pro­blèmes mathématiques – ce qu’aucun savant depuis l’Antiquité n’avait réussi à faire –, à savoir la duplication du cube et la trissection de l’angle. En mars 1619, il annonce à son ami Isaac Beeckman qu’il travaille à fon­der « une science toute nouvelle […] une méthode univer­selle qui va au-delà des mathématiques » et permet de résoudre toutes sortes de questions. Il ressent une exal­tante jubilation de l’esprit, tout heureux qu’il est d’avoir trouvé les fondements d’une science admirable. Il passe la journée du 9 novembre à méditer sur l’objet de sa quête. C’est alors que dans la nuit, près d’Ulm, il fait trois songes qui vont bouleverser son existence. Dans le pre­mier, il est poussé par un vent impétueux vers un mys­térieux collège où il rencontre un homme qui lui donne un melon. Il se réveille et, craignant que ce rêve ne soit l’oeuvre d’un mauvais génie, fait une prière. À peine se rendort-il qu’il fait un deuxième songe, suivi d’un troi­sième. Dans ces songes, on lui présente un dictionnaire et un recueil de poésies où la philosophie est jointe à la sagesse. En consultant ce recueil, il tombe sur ces mots : « Quel chemin suivrai-je dans la vie ? »

moregeometricoL’interprétation de ces trois songes a suscité de nom­breux commentaires. Comme l’ont constaté plusieurs auteurs, les événements qu’il vécut au cours de ces rêves ressemblent à plusieurs épisodes relatés dans Les Noces chymiques de Christian Rosenkreutz. René Descartes a conscience d’avoir vécu une expérience fondamentale et tente aussitôt de l’analyser.

Il juge ces songes si importants qu’il les retranscrit dans un recueil qu’il intitule Olympica (en fait un mot codé). Cette expérience lui apporte la confirmation qu’il est sur la bonne voie et que les mathématiques sont une clé essentielle pour comprendre les mystères de la Création. Descartes dira lui-même qu’il s’agit là de « l’affaire la plus importante de [sa] vie », et jusqu’à sa mort, il gardera tou­jours ce texte sur lui. Quatre ans plus tard, en 1623, il est de retour à Paris. C’est alors que son nom se trouve associé à la Rose-Croix.

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Le secret de René Descartes (1)

moregeometricoRené Descartes et la Fable du Monde. On connaissait ou croyait connaitre le philosophe mais c’était mal connaitre l’Homme qui a gardé plus d’un secret dont certains ne font que de nous parvenir aujourd’hui tant sa stature est immense. Si Fulcanelli devait avoir un prédécesseur nul doute que René Descartes assumerait parfaitement cette fonction, lui qui fut à la fois Philosophe, Géomètre, cosmologue et arpenteur de l’Art Royal. Bien loin de l’idée que l’on e fait de lui habituellement, sait-on seulement que son enseignement fut interdit en France pendant plus d’un siècle et qu’il faudra attendre 1824 pour que son nom réapparaisse ! .. Sur l’homme, sa vie, ses oeuvres on va de surprise en surprise, c’est que nous allons tenter d’expliquer.

Descartes et les R+C

Plusieurs historiens de l’ésotérisme ont voulu faire de René Descartes un Rose-Croix, au sens fort du terme. L’un des principaux responsables de cette position est l’évêque d’Avranches, Daniel Huet. En 1692, sous le pseudonyme de G. de l’A., il publia Nouveaux mémoires pour servir à l’histoire du cartésianisme, une satire qui prétend faire des révélations sur Descartes. On y apprend que celui-ci a importé la Rose-Croix en France et qu’il est l’un des inspecteurs de l’Ordre. Daniel Huet ajoute aussi que le philosophe n’est pas mort en 1650, car il est assuré de vivre cinq cents ans, et qu’il s’est retiré chez les Lapons où il dirige l’Ordre. Ce livre est à l’origine de nombreuses invraisemblances concernant la vie de Descartes. Plus près de nous, Charles Adam, dans son édition des Œuvres complètes de Descartes, tient lui aussi le philosophe pour un initié rosicrucien (1937).

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Hughes II de Payns : de Troyes à Jérusalem

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Hugues II de Payns naît vers 1070, probablement au château de Montigny, une forteresse surplombant les collines verdoyantes entre Champagne et Bour­gogne. Le premier des seigneurs de Montigny dont l’histoire a gardé la mémoire est Hugues Ier de Payns, le propre grand-père de notre personnage prin­cipal, qui dut épouser l’héritière de la seigneurie de Montigny autour de l’an 1050 avant de participer indi­rectement à la fondation de l’abbaye voisine de Molesme à l’époque même de la naissance de son petit-fils. Hugues Ier de Payns décède dans la dernière décen­nie du XIe siècle et son fils Gautier lui succède à la tête de la seigneurie. Hugues II de Montigny/Payns est le second fils de Gautier. Il se marie vers 1090 avec Émeline de Touillon, d’une famille alliée aux Montbard et donc au futur Bernard de Clairvaux. Hugues et Émeline ont une fille, Odeline, qui se marie à Lhéry d’Ervv-le-Châtel. Dans les années suivantes, Hugues II, proba­blement veuf, entre à Molesme pendant quelques mois. Dès 1100, il a rejoint l’entourage du comte Hugues de Champagne et s’est vu confier la forteresse de ses ancêtres, à Payns, qui contrôle la Seine. À cette époque, Hugues II de Payns est cité comme témoin dans plusieurs actes du comte. (Travaux de Thierry Leroy)

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