L’héritage de la Tradition Primordiale par les peuples de l’Altaï

Avant l’Olympe il y avait TENGRI; Symbole du tengrisme.Tengri (du vieux turc : 𐱅𐰭𐰼𐰃, () ; kazakh : Тәңір (Täñir, dieu) ; Mongol bičig : ᠲᠡᠨᠭᠷᠢ, translit. : Tengri ; mongol cyrillique : Тэнгэр, translit. : Tenger ou mongol cyrillique : Тэнгэрээ, translit. : Tengeree ; Iakoute : Таҥара, translit. Tangara ; Karatchaï-balkar : Тейри ; bulgare : Тангра, translit. : Tangra ; azéri : Tanrı) est le nom donné à l’éternel ciel bleu (mongol : хөх Мөнх Тэнгэр, Khökh Mönkh Tenger) ou encore Ciel-Père (mongol : эцэг тэнгэр, ečeg tenger), en binôme avec la Terre-Mère (mongol : эх газар, ekh gazar) ou encore Etügen ekh (Этүгэн эх), dans le tengrisme, religion des peuples nomades d’Asie centrale. C’est le nom de la divinité principale dans cette religion, donné par les premiers peuples turcs (Xiongnu, Huns,

« La création d’un mythe est l’observation minutieuse et impartiale de processus au sein du monde naturel qui se déroule sur des siècles. La création de mythes est une façon de morceler les connaissances stratégiques afin qu’elles puissent être transmises à travers le temps à l’époque où elles sont le plus nécessaires. » A.N. Dmitriev

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Cardo maximus et l’enceinte sacrée, géographie de la Tradition Primordiale

Roma Quadrata

Lors de la fondation d’une ville romaine, il y avait trois opérations principales :

  • Le repérage de la direction du soleil levant au jour de la fondation. Cette direction devenait celle d’un des deux axes de la ville, le decumanus maximus.
  • Le tracé d’un axe perpendiculaire, le cardo maximus, puis d’un carroyage de cardines et de decumani secondaires, parallèles aux axes et destinés à devenir les rues de la ville.
  • La délimitation du territoire urbain par le rite du sulcus primigenius qui marquait le tracé du rempart et celui du pomerium, frontière religieuse de ce territoire urbain.

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La migration dorienne donne naissance à Rome et Athènes, culte du cerf solaire

site de Tanum (suède)
Comprendre nos origines : l’Europe

La « migration dorienne »

Le noyau des Veda devait déjà exister, du moins comme tradition orale, quand le processus d’indo-européanisation de notre continent fut à son apogée, donc au moment qui précéda immédiatement l’apparition du monde gréco-romain.

Quand on parle de la  migration dorienne «, on entend par là  ce mouvement de peuples du Nord — caractérisés par leurs champs d’urnes funéraires (Urnenfelder) — qui pousse les Doriens en Grèce, amorce les migrations italiques dans la péninsule des Apennins et provoque la dispersion des Celtes dans toute l’Europe occidentale.

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La fondation de Rome à la lumière de la Tradition Primordiale

Le récit officiel de la légende :

Rhea Silvia est la fille de Numitor, roi d’Alba Longa, qui a été dépouillé de son trône par son jeune frère Amulius. Amulius fait de Rhea Silvia une des prêtresses Vestales, qui doivent rester vierges, pour qu’elle n’ait pas d’enfant qui puisse prétendre au trône. Mais Rhea Silvia tomba enceinte de Mars, dieu de la guerre, et accouche de fils jumeaux, Romulus et Remus. Après la naissance de ses deux garçons, pour écarter tout danger, Amulius les fait jeter dans un panier dans le Tibre et tue Rhea Silvia. Cependant, les deux jumeaux ne sont pas noyés. Ils sont recueillis et nourris par une louve sur les pentes du mont Palatin et sont ensuite découverts par le berger Faustulus et élevés par sa femme, Acca Larentia. Devenus adultes, les frères renversent Amulius et rétablissent leur grand- père Numitor sur le trône d’Albe.

Les frères décident alors de fonder une ville. Après s’être disputés sur le choix du lieu, ils optent finalement pour le mont Palatin. Pour savoir qui régnera sur la future ville, ils s’en remettent aux dieux : six aigles survolent Remus mais douze survolent Romulus. Les deux frères se disputent, puis Romulus trace un sillon, future enceinte de Rome et défie son frère de pénétrer dans sa ville. Remus la franchit et Romulus le tue. Il devient ainsi le seul maître de la ville. Il établit un refuge sur le Capitole pour les esclaves évadés et les hors-la-loi et leur trouve des compagnes en enlevant les Sabines au cours d’une fête. Après plusieurs guerres entre les Romains et les Sabins, une réconciliation a finalement lieu, Romulus devenant roi. Il entreprend ensuite l’organisation de la ville en créant un Conseil de sénateurs, les « patres » (futurs patriciens) et une Assemblée du peuple. Selon la légende, Romulus est emmené au ciel par son père. Il est par la suite honoré sous le nom du dieu Quirinus

 

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Montjoie St Denis et les anges architectes

L’abbé Suger auyx pieds de la Vierge. Principal ministre des rois Louis VI le Gros et Louis VII le Jeune, il est connu surtout par ses ambitions théologiques et artistiques qui le conduisirent à reconstruire la basilique de Saint-Denis, première construction d’architecture ogivale, et à donner naissance à l’art gothique.

« Saint Denis », le saint patron et protecteur des rois de France. Pour les rois capétiens, ce cri de guerre permet d’invoquer Denis de Paris et ainsi de bénéficier de sa protection particulière dans le combat. L’oriflamme de Saint-Denis était une bannière de couleur rouge parsemée de flammes d’or derrière laquelle se rassemblaient les chevaliers français. Conservée à l’abbaye de Saint-Denis, elle en était extraite uniquement lorsque de grands dangers menaçaient le royaume de France.

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Fleurir les couleurs, les enfants de Salomon

Les couleurs fleuries, attribut essentiel du compagnonnage et seul trait restant des anciennes guildes des maitres bâtisseurs du Moyen-Age.  Des premières guildes nous ne savons rien car elles furent détruites avec l’arrestation des templiers puis de nouveau supprimées par l’édit de François 1er et décimées par la révolution française qui les interdit. Ce que nous connaissons du compagnonnage est une reconstitution tardive du XVIII ème siècle qui a a peu près la même valeur que la reconstitution de la Franc-maçonnerie en 1717, soit une valeur approximative. Mais il nous reste quelques vestiges comme la pratique des couleurs, symbole universel de virginité et de renaissance.

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La Magie des élus coëns

Ecce homo ! le cavalier de la Mancha

Martines de Pasqually, mage et thaumaturge, rabin itinérant et capitaine d’arme

Dans la dernière partie de mon article j’évoquais les Maitres bâtisseurs des cathédrales à l’ombre de la Kabbale… avant de les retrouver en Écosse à Rosslyn, point de départ d’une nouvelle aventure. Mais c’était oublier une comète surgie de nulle part comme un dernier feu avant l’extinction finale d’une grande Tradition. Et ce dernier feu (de la sixième heure) n’est autre que Martines de Pasqually ou plutôt Joachim de la Casa de la Tour. Il est temps de vous introduire à ce singulier personnage digne de Cervantes car il est le dernier éclat de cette tradition hispano-juive héritée de la diaspora juive qui vit les plus grands kabbalistes migrer vers Narbonne (à  Lunel) et le sud de la France. Pour ce faire nous avons emprunté à Serge Caillet qui en est le meilleur connaisseur à ce jour avec le regretté Robert Amadou. (Martines de Pasqually, éditions Signatura)

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Merkhava : introduction à la Gnose maçonnique

Vient de paraitre : disponible

La Franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes (et il était temps !) :

Et si la vérité était ailleurs et que tout ce que vous aviez cru n’était qu’une aimable fiction ? En réalité la vérité est ailleurs et la réalité dépasse de loin la fiction.

Les maitres bâtisseurs, souvent moines itinérants sont arrivés en Europe par deux vagues : la plus ancienne correspond à la destruction du temple de Salomon et l’exil à Rome : les premiers collèges initiatiques se forment à l’ombre de la kabbale. La seconde vague sera occasionnée par la chute de l’empire franc d’Orient et provoquera un exode encore plus massif. Beaucoup se retrouveront en Italie où Ils s’agglomèrent aux anciennes communautés déjà existantes, c’est la naissance de la Bauhütte le long du Rhin à partir du Nord de l’Italie puis sous l’influence des moines irlandais en Écosse où ils possèdent abbayes et monastères.

Un mot rabbinique : pendant longtemps et on le doit ai Pasteur Anderson le mythe du maçon tailleur de pierre avec son imagerie haute en couleur a servi de cadre explicatif pour comprendre l’origine des rituels mais il n’est de vérité fausse qui ne finisse par se dégonfler comme une baudruche car de tout cela il n’en est rien ! Tout comme la signification alchimique de la statuaire ou des tympans de nos cathédrales ! Il est vrai que le romantisme du XIXème siècle a contribué à diffuser l’image pieuse et niaise du chantier « légendaire » qui sera reprise en exergue des livres de notre cher Oswald Wirth avec son apprenti méditant tel l’artiste sur son bloc de marbre (lol !)… Victor Hugo avec sa cour des miracles sur le parvis de Notre Dame où Esmeralda (pierre cubique) danse au son de son tambourin tandis que Quasimodo (pierre brute)  sonne le tocsin ! … C’était à peu près la vision des origines de la maçonnerie et il pouvait être tentant de la maintenir par gout du folklore. Pourtant au départ il s’agit simplement de pratiquer le mot et de l’appliquer à la gloire de Dieu, après tout les maitres bâtisseurs sont là pour çà :  construire un temple, le consacrer et louer la gloire de la Shékinah assimilée à la Vierge mère. Puis la consécration du mot deviendra rituel du mot des maçons et ce rituel deviendra sous l’égide des St Clair l’embryon de la Franc-maçonnerie à l’aube du XVème siècle (donc 3 siècles avant la création d’une réplique édulcorée par les anglais)

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Science et hermétisme