Sophiologie : la Femme et l’âme du monde

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L’idée d’une Âme du Monde est née, chez certains penseurs, d’une double insatisfaction, à la fois intellectuelle et psychologique : pourquoi et comment le Mal dans la Création ; quel genre de rapport entre le Créateur par principe absolu et parfait et la Création imparfaite ? Si Dieu est l’Unité parfaite et le Tout, comment le monde, le multiple et le relatif, peut-il subsister en dehors de lui ? Ou bien faut-il considérer que ce Dieu, ou quelque chose de divin, se trouve malgré tout dans le monde ? La Kabbale (= tradition) s’est donnée pour tâche d’établir la liaison de l’absolu et du relatif. Pour ce faire, elle a inventé les Séphiroth, parmi d’autres concepts, pour exprimer l’adaptation de la nature absolue de Dieu aux conditions de la relativité de l’univers.

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La prakṛti est une substance inconsciente mais éternellement active. Nature multiforme, tantôt elle se développe et se différencie en cosmos, produisant en son propre sein tous les êtres matériels, tantôt elle se rétracte, résorbe en elle tous les existants et revient à son état indistinct et subtil originel. Dans la philosophie du Sāṃkhya, Prakṛti est la matière primordiale à l’état manifesté qui sous le reflet de puruṣa engendre les vingt-trois principes de la manifestation ou de la création tout entière. Ceci étant dû au déséquilibre des trois guṇa que sont sattva, rajas et tamas.

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Forges d’Oeuvre du Règne Minéral

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VOICI, succinctement présenté, l’instrument éditorial qui nous a semblé le mieux adapté pour rendre compte, éventuellement au fil du temps, de quelques-uns de nos résultats d’investigation inédits et relatifs au domaine de la pratique de l’Alchimie des trois règnes, consignés dans nos divers carnets, traitant en l’occurrence du Pays réel des Sages ou de la Tradition de Transmutation minérale et métallique, d’hier et d’aujourd’hui.

Ce Numéro rend spécialement hommage à la filiation laborieuse de préparateurs, d’apothicaires et de chimistes, ces derniers médecins la plupart du temps, anonymes ou célèbres qui, entre lesXVIe et XVIlle siècles, sur notre vieux Continent européen ont pratiqué leur ART avec honneur,

éthique, humilité et sagacité, et grâce auxquels la Pratique de l’ALCHIMIE, par-delà les OEuvres secrets de la Métamorphose minérale et métallique qu’on lui conteste encore, s’est retrouvée, durant cette période de grands bouleversements moraux, sociaux et politiques, quoique mésestimée dans ses fondements néanmoins fortement épaulée quant à son principal courant médicinal ou thérapeutique, paracelsien ou iatrochimique, à travers leur propre vocation médicale. C’est pourquoi celui qui portera un oeil scrutateur et objectif sur les visés de notre Art, sera probablement persuadé à terme que les grands Ouvres médicinaux, Aurum potabile, Élixirs et Quintessences tirés des Règnes, ont représenté et représentent toujours son seul, légitime et ultime BUT, au demeurant celui-là même qui a motivé le labeur des anciens Philosophes et tous les membres d’authentiques Assemblées ou Filiations.

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Art du Grimoire et Tarot

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des imagiers aux angéliques (AGLA), les sociétés secrètes qui sont à l’origine du Tarot

Grimoire provient du grec gramma signifiant écriture.  Pour comprendre le tarot il faut d’abord se retirer de la tête qu’il s’agisse d’un jeu dédié à la mancie (divination) mais d’abord et avant d’un outil lié à l’imaginal (je reviendrais dessus) et à la prophétie (ce qui est différent de la divination qui ne se préoccupe que du sort d’un individu. C’est l’époque aussi de Nostradamus et des Kabbalistes. Il convient pour en comprendre les ressorts de ce rapporter à celui qui a le mieux déchiffré les codes secrets du grimoire avant qu’il ne se perde définitivement à la Révolution française pour être remplacé par des approches symboliques, ce qui est tout à fait autre chose. Si l’on est bine pénétré des ces quelques clés on peut alors progresser dans la compréhension de cette cabale solaire, le plus vieil alphabet hiéroglyphique occidental. Les sources du Tarot sont à la confluence de deux mouvements, l’un à Florence autour de l’Académie florentine de Cosmes de Médicis (courant hermétique) et l’autre en Allemagne avec la diffusion des livres rosicruciens centrés sur la figure légendaire de Christian Rosenkreutz telle qu’elle apparait dans les Noces Chymiques.

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Coeur mystique et Pierre alchimique

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A l’occasion de fouilles sur les soubassements du quartier de la Bourse une pierre d’un grand intérêt fut mis à jour. Elle fut trouvée dans la tour nord et sa datation (1716) écarte en principe toute référence à la Franc-maçonnerie inexistante à Marseille à cette époque.

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La révélation de Karnak et le mètre étalon

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« Les Egyptiens connaissaient le mètre, ce qui est fréquemment démontré. Deux lignes peintes sur un édifice de la 3e dynastie sont espacées d’un mètre. Cette utilisation du mètre n’est pas un cas isolé, on peut la rencontrer dans des milliers de cas. » Schwaller de Lubicz

En France le dernier gardien du mètre n’était autre que Fulcanelli (Président de la commission des poids et mesures – BIPM, voir tome 1 « Portrait d’un adepte du XXème siècle » ) et c’est en rapport avec celui-ci et ses travaux de géodésie (dont il était l’un des pionniers) qu’il prépara son dernier ouvrage »Finis Gloriae Mundi »  jamais publié et dont il ne reste que des bribes éparses. Son aventure avec le mètre reste particulièrement exemplaire et il en fera discrètement référence dans les ouvrages connus comme les Demeures Philosophales. La question qui se pose alors est : pourquoi le mètre étalon est-il si important  et quel importants secrets recèle t-il ?

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Le mètre en platine iridié. Le mètre fut officiellement défini pour la première fois le 26 mars 1791 par l’Académie des sciences comme étant la dix-millionième partie d’un quart de méridien terrestre. En juin 1792, Jean-Baptiste Joseph Delambre fut chargé de mesurer la distance entre Dunkerque et Rodez pendant que Pierre Méchain mesura celle de Barcelone à Rodez. Ils devaient se retrouver à Rodez. Cela permit d’établir précisément la valeur du mètre. Le dernier gardien du mètre n’était autre que Fulcanelli.

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In Ictu Oculi, les sources

In ictu oculi est une locution latine signifiant « en un clin d’œil ». Son origine peut se trouver dans un passage de la Bible : « In momento, in ictu oculi, in novissima tuba » (1 Cor. 15:52), qui est lui-même traduit du grec ἐν ἀτόμῳ, ἐν ῥιπῇ ὀφθαλμοῦ, ἐν τῇ ἐσχάτῃ σάλπιγγι, que l’on traduit  par « en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette ».

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Science et hermétisme