de Golias aux Gouliards ou les origines perdues et retrouvées du Tarot

carmina-burana

Carmina Burana : les origines réelles du Tarot. Carmina Burana (latin : « Poèmes » ou « Chants de Beuern ») est le titre que le linguiste allemand Johann Andreas Schmeller a donné à un manuscrit découvert en 1803 dans l’abbaye de Benediktbeuern et dont la première édition date de 1847. Il s’agit de la compilation, partiellement notée en neumes et rédigée entre 1225 et 1250, de chants profanes et religieux composés en latin médiéval — avec certaines parties en moyen haut-allemand et en franco-provençal — majoritairement par les goliards, des ecclésiastiques défroqués ou des étudiants vagabonds. Le manuscrit comporte des chansons d’amour, des chansons à boire et à danser ainsi que des pièces religieuses. On a retrouvé dans ces manuscrits les plus anciennes représentations du tarot ce qui contredit formellement toutes les thèses avancées jusqu’à présent sur son origine et accrédite en revanche mon hypothèse d’un art de grimoire élaboré à l’ombre des monastères (voir mon livre : le code perdu du Tarot)

Lire la suite de Golias aux Gouliards ou les origines perdues et retrouvées du Tarot →

Processus d’OMergence et émergence du Féminal

teilharddechardin-noosphere
L’hypothèse Gaya n’est que l’autre nom d’un retour du Féminin, celui de la nouvelle Eve.

Après guerre ils ne furent que trois grands penseurs à théoriser un nouveau paradigme pour l’humanité à venir : Martin Heidegger, C.G Jung et Teilhard de Chardin. Tous trois avaient conscience de la nécessité et de l’urgence de ce nouveau paradigme sans lequel l’humanité allait à sa perte. La question ontologique de Heidegger et sa réflexion sur l’essence de la technique (qui n’est rien de technique en soi) rejoint à sa façon celle de l’inconscient collectif du psychiatre suisse (son énergie libre et non locale) en cela relayé par la vision convergente et émergente du paléontologue définissant un point Omega , attracteur cosmique vers lequel nous projetons l’énergie créatrice  de l’ensemble de la biosphère. L' »OMergence » est en référence avec le point de convergence Oméga qui exprime l’essentiel de la pensée du père Jésuite et rappelle en même temps la syllabe sacrée OM (AUM) de l’hindouisme et du bouddhisme tibétain.

aum-le-son-sacre2
Placé en tête et au terme de toute récitation liturgique, Aum est le premier mantra, l’un des plus puissants et le plus célèbre de la tradition indienne. Symbole le plus fort de la divinité, qu’il exprime à l’extérieur et réalise à l’intérieur de l’âme, il résume en lui-même le souffle créateur ; la tradition védique veut en effet que l’univers se soit développé à partir de l’énergie cosmique mise en branle lorsque le Démiurge prononça cette première formule appelant à l’éveil de toute chose Aum est composé de trois lettres : — « A » est Brahmâ le Dieu créateur, la naissance, le commencement, l’origine de la création. « A » est le son fondamental, la clé, qui se prononce sans contact avec aucune partie de la langue et du palais. C’est le son le moins différencié de tous, celui qui fait dire à Krishna dans la Bhagavad-Gita : « Parmi les lettres je suis le A et le Binaire des mots composés ; c’est moi qui suis le temps infini ; je suis le Dieu dont la face est tournée de tous côtés » ; le son de la lettre A, part du fonds de la cavité buccale, Il est guttural. — « U » est Vishnu le Dieu, le monde intermédiaire ; la Vie, la continuation, mais aussi le rêve de Vishnu préparant le cycle de vie à venir. « U » (prononcé ou) se souffle depuis la base même de la plaque de résonance de la bouche jusqu’à son extrémité. Il représente exactement le mouvement en avant de la force, qui débute à la racine de la langue et vient finir sur les lèvres. — « M » est Çiva le Dieu destructeur, l’achèvement, la mort ; le monde céleste. « M » correspond au dernier son de la série labiale, car on le produit avec les lèvres closes.

Lire la suite Processus d’OMergence et émergence du Féminal →

Sophiologie : la Femme et l’âme du monde

caduceus

L’idée d’une Âme du Monde est née, chez certains penseurs, d’une double insatisfaction, à la fois intellectuelle et psychologique : pourquoi et comment le Mal dans la Création ; quel genre de rapport entre le Créateur par principe absolu et parfait et la Création imparfaite ? Si Dieu est l’Unité parfaite et le Tout, comment le monde, le multiple et le relatif, peut-il subsister en dehors de lui ? Ou bien faut-il considérer que ce Dieu, ou quelque chose de divin, se trouve malgré tout dans le monde ? La Kabbale (= tradition) s’est donnée pour tâche d’établir la liaison de l’absolu et du relatif. Pour ce faire, elle a inventé les Séphiroth, parmi d’autres concepts, pour exprimer l’adaptation de la nature absolue de Dieu aux conditions de la relativité de l’univers.

devi_prakriti
La prakṛti est une substance inconsciente mais éternellement active. Nature multiforme, tantôt elle se développe et se différencie en cosmos, produisant en son propre sein tous les êtres matériels, tantôt elle se rétracte, résorbe en elle tous les existants et revient à son état indistinct et subtil originel. Dans la philosophie du Sāṃkhya, Prakṛti est la matière primordiale à l’état manifesté qui sous le reflet de puruṣa engendre les vingt-trois principes de la manifestation ou de la création tout entière. Ceci étant dû au déséquilibre des trois guṇa que sont sattva, rajas et tamas.

Lire la suite Sophiologie : la Femme et l’âme du monde →

Forges d’Oeuvre du Règne Minéral

chroniques09
VOICI, succinctement présenté, l’instrument éditorial qui nous a semblé le mieux adapté pour rendre compte, éventuellement au fil du temps, de quelques-uns de nos résultats d’investigation inédits et relatifs au domaine de la pratique de l’Alchimie des trois règnes, consignés dans nos divers carnets, traitant en l’occurrence du Pays réel des Sages ou de la Tradition de Transmutation minérale et métallique, d’hier et d’aujourd’hui.

Ce Numéro rend spécialement hommage à la filiation laborieuse de préparateurs, d’apothicaires et de chimistes, ces derniers médecins la plupart du temps, anonymes ou célèbres qui, entre lesXVIe et XVIlle siècles, sur notre vieux Continent européen ont pratiqué leur ART avec honneur,

éthique, humilité et sagacité, et grâce auxquels la Pratique de l’ALCHIMIE, par-delà les OEuvres secrets de la Métamorphose minérale et métallique qu’on lui conteste encore, s’est retrouvée, durant cette période de grands bouleversements moraux, sociaux et politiques, quoique mésestimée dans ses fondements néanmoins fortement épaulée quant à son principal courant médicinal ou thérapeutique, paracelsien ou iatrochimique, à travers leur propre vocation médicale. C’est pourquoi celui qui portera un oeil scrutateur et objectif sur les visés de notre Art, sera probablement persuadé à terme que les grands Ouvres médicinaux, Aurum potabile, Élixirs et Quintessences tirés des Règnes, ont représenté et représentent toujours son seul, légitime et ultime BUT, au demeurant celui-là même qui a motivé le labeur des anciens Philosophes et tous les membres d’authentiques Assemblées ou Filiations.

chroniquetrio

button_in_cart

Art du Grimoire et Tarot

artdugrimoire
des imagiers aux angéliques (AGLA), les sociétés secrètes qui sont à l’origine du Tarot

Grimoire provient du grec gramma signifiant écriture.  Pour comprendre le tarot il faut d’abord se retirer de la tête qu’il s’agisse d’un jeu dédié à la mancie (divination) mais d’abord et avant d’un outil lié à l’imaginal (je reviendrais dessus) et à la prophétie (ce qui est différent de la divination qui ne se préoccupe que du sort d’un individu. C’est l’époque aussi de Nostradamus et des Kabbalistes. Il convient pour en comprendre les ressorts de ce rapporter à celui qui a le mieux déchiffré les codes secrets du grimoire avant qu’il ne se perde définitivement à la Révolution française pour être remplacé par des approches symboliques, ce qui est tout à fait autre chose. Si l’on est bine pénétré des ces quelques clés on peut alors progresser dans la compréhension de cette cabale solaire, le plus vieil alphabet hiéroglyphique occidental. Les sources du Tarot sont à la confluence de deux mouvements, l’un à Florence autour de l’Académie florentine de Cosmes de Médicis (courant hermétique) et l’autre en Allemagne avec la diffusion des livres rosicruciens centrés sur la figure légendaire de Christian Rosenkreutz telle qu’elle apparait dans les Noces Chymiques.

Lire la suite Art du Grimoire et Tarot →

Coeur mystique et Pierre alchimique

pierre-de-fondation-alchimie-marseille

A l’occasion de fouilles sur les soubassements du quartier de la Bourse une pierre d’un grand intérêt fut mis à jour. Elle fut trouvée dans la tour nord et sa datation (1716) écarte en principe toute référence à la Franc-maçonnerie inexistante à Marseille à cette époque.

Lire la suite Coeur mystique et Pierre alchimique →

La révélation de Karnak et le mètre étalon

metre

« Les Egyptiens connaissaient le mètre, ce qui est fréquemment démontré. Deux lignes peintes sur un édifice de la 3e dynastie sont espacées d’un mètre. Cette utilisation du mètre n’est pas un cas isolé, on peut la rencontrer dans des milliers de cas. » Schwaller de Lubicz

En France le dernier gardien du mètre n’était autre que Fulcanelli (Président de la commission des poids et mesures – BIPM, voir tome 1 « Portrait d’un adepte du XXème siècle » ) et c’est en rapport avec celui-ci et ses travaux de géodésie (dont il était l’un des pionniers) qu’il prépara son dernier ouvrage »Finis Gloriae Mundi »  jamais publié et dont il ne reste que des bribes éparses. Son aventure avec le mètre reste particulièrement exemplaire et il en fera discrètement référence dans les ouvrages connus comme les Demeures Philosophales. La question qui se pose alors est : pourquoi le mètre étalon est-il si important  et quel importants secrets recèle t-il ?

etalons-metre
Le mètre en platine iridié. Le mètre fut officiellement défini pour la première fois le 26 mars 1791 par l’Académie des sciences comme étant la dix-millionième partie d’un quart de méridien terrestre. En juin 1792, Jean-Baptiste Joseph Delambre fut chargé de mesurer la distance entre Dunkerque et Rodez pendant que Pierre Méchain mesura celle de Barcelone à Rodez. Ils devaient se retrouver à Rodez. Cela permit d’établir précisément la valeur du mètre. Le dernier gardien du mètre n’était autre que Fulcanelli.

Lire la suite La révélation de Karnak et le mètre étalon →

Science et hermétisme