La Tradition secrète de l’Occident et le mythe de la traversée

Schibboleth est un mot hébreu qui porte un double sens : épi de blé, ou eau courante (fleuve ou chute d’eau ou gué). Il témoigne aussi d’un legs de la Tradition polaire et les gardiens du pont sont les souverains pontifes (Pontifex maximus est aussi la désignation du premier évêque de Rome). Le mot schibboleth est donné à l’apprenti avant qu’il ne soit passé compagnon. C’est donc un mot de passe ou de passage qui constitue la charnière, l’articulation, le pont entre les deux stades. Le Shin est contenu dans le mot comme l’épreuve du feu, thème que l’on retrouvera dans la légende de Beowulf.

« Le passage dans l’autre monde est en quelque sorte l’axe du conte, en même temps que son milieu », écrivait V. Propp en tête du chapitre VI de ses Racines historiques, justement intitulé “La traversée”. Et il poursuivait : “toutes les formes de traversée ont une origine identique, toutes proviennent de conceptions primitives sur le voyage du mort dans l’autre monde”. Mais la signification de la traversée est différente selon le sens dans lequel elle se fait. Il y a d’une part la traversée qui mène à l’Autre monde, celui des morts. C’est par exemple la traversée du Styx. La traversée positive, celle qui donne au héros accès à l’immortalité, c’est celle qui permet de quitter la mauvaise rive pour regagner la rive du salut, quelles que soient les circonstances exactes qui entourent l’aventure – car cette traversée semble être devenue un schème mythologique qui a pu imprégner les mentalités au point de se retrouver inséré ou orchestré comme motif dans des textes littéraires variés qui nous sont parvenus.

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Le secret d’Artémis, essai de déchiffrage du paléo-védique

Fusaïolle trouvée à Vinca (Serbie). La culture de Vinča (entre -8 500 et – 3000), dite aussi Vieille européenne, est une culture préhistorique du Chalcolithique. En 1908, une équipe d’archéologues, dirigée par Miloje Vasić, a effectué des fouilles près de Vinča, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Belgrade, sur les rives du Danube, qui ont permis de mettre au jour d’importants vestiges. La culture de Vinča couvre une vaste région incluant la plupart des pays et régions issus de l’ancienne Yougoslavie ( Serbie, nord-est de la Bosnie et une partie du Montenegro et de la Croatie), le sud-est de la Hongrie, le nord-ouest de la Bulgarie et une partie de la Roumanie (Banat, Transylvanie et sud-ouest de l’Olténie). Dans ce pays, la culture de Vinča est nommée culture de Turdaș.

Une introduction à l’écriture de nos Grands Ancêtres, les polaires. Analyse de la langue sacrée et des premiers schèmes narratifs à la base de l’humanité.

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Le Tarot de Marsile : du livre des morts à la restauration du message d’Hermès

De Sphaera de la Biblioteca Estense de Modène : manuscrit réalisé dans la mouvance de l’hermétisme florentin. La figure du Bateleur est une synthèse composite de deux personnages tirés de deux feuillets successifs du De Sphaera, partageant des caractères physiques, vestimentaires et identitaires aussi bien avec l’un qu’avec l’autre. La conclusion s’impose : l’homme qui exécuta le dessin du tarot de Marseille avait sous les yeux le petit manuscrit enluminé au moment où, fusionnant en une image unique deux personnages tirés de deux feuillets consécutifs du livre, il donna le jour à la première des figures du jeu, celle qui porte le chiffre un. Les historiens de l’art estiment que le De Sphaera a été réalisé entre 1460 et 1470.

Il ne faut pas dire le Tarot de Marseille car c’est une grossière méprise mais bien le Tarot de Marsile. Un simple « e » a été rajouté par suite de l’incompréhension et de l’oubli mais c’est bien de Marcel Ficin qu’il s’agit, celui traduisit le premier le Corpus Herméticum à la demande de Cosmes de Médicis.

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Eleusinia et les écoles de mystères : les premières guildes en Europe

Comacina

Maestri Comacine. Como

C’est la plus ancienne forme de confrérie de maçons et architectes. Ils étaient organisés en collège libre et étaient itinérant. C’est en quelque sorte une proto formation d’organisation en loge (hütte).L’illustration est celle d’un portail de l’Abbaye St Jacob le long du Rhin quelque part en Allemagne, mais le plus intéressant est que cette abbaye fut fondée par des moines irlandais initiés à l’art des « Maestri Comacine » .. C’est un point important qui permet de mieux comprendre l’origine écossaise de la Franc-maçonnerie (et non anglaise)

Les Comacini tiennent leur nom de la vieille colonie romaine appelée Novum Comum fondée en 59 avant notre ère par le père de l’Empire romain – Jules César, il s’agit de l’actuelle ville de Como. C’est Jules César qui a sagement importé 6000 colons, parmi lesquels 500 illustres familles grecques ou peut-être phéniciennes / crétoises qui formèrent la population initiale de Como. L’historien franc-maçonnique, Albert C. Mackey, a écrit que le jeune Pline avait une villa qui avait été faite par un certain Mustio qui était un architecte Comacine. Mackey écrit en effet :

«Il est habituel de lire que Côme était le lieu de naissance de l’aîné et du jeune Pline. Le plus jeune Pline avait une villa ici appelée Comedia et était très intéressé par la construction de la ville après avoir fondé des bains, une bibliothèque et aidé à la charité pour le soutien des enfants orphelins.

Parmi les nombreuses lettres du jeune Pline qui subsistent, une est adressée à son constructeur, Mustio, un architecte comacinien, lui demandant de restaurer le temple de l’Éleusinien Cérès, après avoir expliqué la forme souhaitée. Mackey poursuit : «On trouve de nombreux vestiges intéressants de sculptures anciennes du Comacine ou du nœud de Salomon. Sur l’emplacement d’une ancienne église se dresse l’actuelle cathédrale de Côme, qui est entièrement construite en marbre. Un véritable bijou d’art comacinien.

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Hermès et le vol de bétail (2)

 

Une fois pourvu de son instrument rituel, la lyre,  le nouvel initié peut donner cours à son activité sacrée. Pourquoi n’imagine-t-il rien de mieux que de voler des vaches ? Pourquoi, dès qu’il est « né », songe-t-il obstinément à enlever des bêtes à cornes ?

A cette question, l’on répond d’ordinaire en faisant observer que les vols de bétail étaient fréquents dans l’antiquité. « Le vol des bœufs, écrit A. Legrand (Dia. des Ant. Gr. et Rom. de Daremberg et Saglio, s. y. Mercurius), était, en ce temps, un des griefs que se donnaient le plus volontiers les uns aux autres les maîtres de domaines voisins. Achille en parle, dans Homère, comme d’une chose courante. Dans la légende, les bœufs d’Hélios sont pris par les compagnons d’Ulysse, par Alcyoneus, peut-être par Géryon, à qui, en tous cas, Heraklès reprend son troupeau. » — On aurait donc attribué à Hermès un vol de ce genre « afin de mieux marquer sa primitive passion du bétail » !

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La lyre d’Hermès et les 50 vaches

Né de bon matin, il jouait déjà de la lyre le midi et volait les boeufs d’Apollon le soir. Rhétorique du raccourci, Homère résume en trois temps la personnalité du dieu Hermès (Mercure pour les Romains) : précoce, esprit aussi inventif qu’astucieux, de surcroît doté d’un talent certain pour la rapine. Zeus comprend immédiatement le parti à tirer d’un tel caractère, dote ce jeune fils d’attributs ailés (sandales et casque), du pouvoir de se rendre invisible et en fait le messager de l’Olympe. Dieu des routes et du voyage, des échanges et, par extension, du commerce, il est aussi celui des voleurs (les monte-en-l’air, selon la délicieuse périphrase argotique). Venons-en à la lyre qu’Hermès, inventa, dit-on, encore enfant.

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Les 7 tours du diable : géopolitique de Satan

Première partie : les Qliphoths

Qliphoth, kliffoth, klippot ou kellipot (Heb. קליפות qelippot; littéralement pelures, coquilles, enveloppes), sont des forces maléfiques mises en relation et en opposition par rapport aux Sephiroth dans la Kabbale. L’ensemble des Qliphoth est aussi nommé Arbre de Mort par opposition à l’Arbre de Vie. Dans certains traités kabbalistiques, cet ensemble de représentations spirituelles impures est également appelé Sitra Ahra (Araméen סטרא אחרא, littéralement l’« Autre Côté » opposé à la sainteté représentée par les Sephiroth).

Un ésotériste, Jean Robin, dans ses ouvrages-clefs sur les mystères de Seth et la contre-initiation cite l’existence de 7 tours du diable ». Ce dernier fait une référence inédite à ce qui semble être la première mention des « Sept Tours » dès 1930 dans une publication, celle de Jean Marquès-Rivière qui, avant Guénon, avait déjà abordé le sujet dans son roman vers Bénarès, la ville sainte. L’Histoire merveilleuse de Li-Log le guru tibétain. On est ici dans le merveilleux romanesque.

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Hiram de Tyr et la route d’Ophir

 

L’amiral Hiram et son partenaire le Roi Salomon

A l’époque Tyr est une ile face au Liban et Hiram possède une importante flotte sillonnant les vastes mers : il n’a jamais été architecte sauf dans les légendes. Son commerce porte sur les métaux (donc il a des fonderies), le bois (cèdres et bois précieux venant de pays lointains), les gemmes, aromates et encens et des animaux exotiques ce qui lui assure une fortune considérable et il n’a rien d’un architecte, son rôle se bornera à fondre des pièces et à décorer le temple et si le terme d’architecte doit et peut être utilisé c’est celui d’architecte d’intérieur mais rien de plus  ! le reste est simple invention et imagination.

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Science et hermétisme